Les progrès médicaux en néonatalogie ont permis l’amélioration du taux de survie des enfants prématurés ainsi que celui des nouveaux-nés gravement malades. Il en va de même des progrès en neurologie et en réanimation qui permettent à un plus grand nombre de patients de survivre à une lésion cérébrale que ce soit à la suite d’un AVC ou de toute autre atteinte (traumatisme crânien, infection, tumeur cérébrale etc…).
De ce fait, la mortalité diminue, mais la morbidité augmente, avec en particulier une augmentation de la prévalence des dysfonctionnements cérébraux chez l’enfant et l’adulte. Le handicap visuel est, la plupart du temps, assimilé aux seuls troubles de l’acuité résultants d’une atteinte périphérique.
Or, des lésions intéressant les voies visuelles rétro-chiasmatiques ou les aires visuelles engendrent également un handicap visuel, encore trop souvent méconnu. Ces troubles, qu’ils surviennent chez l’enfant ou chez l’adulte peuvent concerner le champ visuel, l’exploration, la mémoire, l’analyse, l’attention ou la reconnaissance visuelle, tout en épargnant l’acuité. Il s’avère que cette intégrité de l’acuité est trompeuse si on la considère comme un indicateur suffisant du bon fonctionnement de la fonction visuelle.
Ce double constat justifie l’intérêt clinique du diagnostic précoce des troubles neuro-visuels d’origine centrale chez l’enfant et chez l’adulte dont le retentissement sur les troubles des apprentissages et l’ensemble de la sphère cognitive et sociale est malheureusement bien établi.
Que ce soit en termes de handicap visuel, de trouble cognitif ou de troubles des apprentissages, il convient de développer de manière urgente une évaluation fine et adaptée des troubles de la fonction visuelle chez l’enfant et l’adulte en vue de réduire la gêne occasionnée par ces troubles dans sa vie quotidienne ainsi que dans le domaine des apprentissages fondamentaux et des processus cognitifs de base tels que le langage écrit.
Les formations que nous proposons ont pour objectif de :
– Former les cliniciens aux épreuves les plus pertinentes pour le diagnostic des déficits visuo-attentionnels et leur communiquer les outils de dépistage.
– Limiter les erreurs ou défauts de diagnostic qui conduisent à un échec scolaire chez l’enfant ainsi qu’à des difficultés de réinsertion sociale et professionnelle chez l’adulte, et à une inflation de rééducations non adaptées.