Les outils de compensation sont destinés aux enfants présentant certains troubles ou pathologies. Ces outils sont précieux puisqu’ils leur permettent de contourner leurs difficultés et ainsi gagner en autonomie. Ils sont un droit confirmé par la loi du handicap de 2015. Il existe des outils divers et variés à mettre en place selon les besoins de l’enfant.
Qui sont les enfants concernés par ces outils ?
Tous les enfants présentant un trouble ou une pathologie qui nuit à leurs apprentissages peuvent bénéficier de ces outils de compensation. C’est pourquoi, ils sont souvent recommandés dans le cas de troubles spécifiques des apprentissages : dyslexie, dysphasie, dyspraxie, dysorthographie, dysgraphie, dyscalculie…
Ces enfants éprouvent de nombreuses difficultés à l’école. En effet, les tâches problématiques (lire, écrire, compter…) mettent ces enfants en situation de double-tâche. Cela signifie que la tâche d’écriture, de lecture ou de calcul requière toute l’attention de l’enfant. Cela l’empêche de se concentrer à la tâche demandée par le professeur : réaliser un exercice de mathématiques, lire un texte, faire une dictée…
Les outils de compensation : quelques exemples
Il existe différents outils selon le profil et les besoins de l’enfant. Ils devront notamment tenir compte des domaines touchés : lecture, écriture, calcul. Mais aussi des matières scolaires : les mathématiques, le français (écrit et/ou oral), les arts plastiques… Un enfant qui présente une dyslexie peut être en difficulté en français ET en mathématiques. En effet, lire une consigne peut déjà représenter un défi pour lui.
Ainsi, il existera des outils de type « fournitures scolaires ergonomiques » qui faciliteront la lecture, le calcul ou l’écriture. Par exemple : règles de lecture ou antidérapantes, crayons et stylos à prise en main facile, organiseurs, équerres, ciseaux, tailles-crayons ou encore compas ergonomiques… Il existe également des outils plus spécifiques et adaptés aux troubles des apprentissages et notamment du matériel informatique. Parmi ces outils : les stylos scanneurs et lecteurs, les casques et écouteurs, les logiciels spécialisés proposant la dictée ou la reconnaissance vocale…
Si vous souhaitez en savoir plus sur les différents outils de compensation, vous pouvez notamment consulter le blog de MaterielDys. Il propose de découvrir un certain nombre de matériels informatiques et fournitures scolaires dédiés aux enfants dys. Aussi, il existe un certain nombre de professionnels spécialisés que vous pouvez consulter pour vous aiguiller.
Parmi eux, Florence Cabellan est une orthopédagogue spécialisée dans l’accompagnement scolaire des personnes avec troubles dys. Elle assure également l’apprentissage de la prise en main de certains outils de compensation. Elle a ainsi créé PalanDys, une méthode pédagogique pour l’appropriation des langages et l’accompagnement numérique des personnes Dys. Ces accompagnements, en présentiel ou distanciel, sont possibles dès l’âge de 8 ans. Les prestations sont proposées dans le cadre de son association, La Plume Philanthrope.
Comment mettre en place des outils de compensation ?
Il existe plusieurs façons de procéder à la mise en place de ces outils. De manière générale, il est possible de s’adresser directement à l’équipe pédagogique qui entoure l’élève. Le fait d’expliquer les problèmes rencontrés par l’enfant à ses enseignants et ses camarades peut déjà permettre de mettre en place certains aménagements : exercices adaptés, temps supplémentaire… Cependant il existe également plusieurs types de dispositifs.
Le Plan d’Accompagnement Personnalisé (PAP) est un dispositif qui peut être mis en place avec l’aide de l’établissement scolaire de l’enfant. En effet, c’est un dispositif interne à l’Éducation Nationale. Le Programme Personnalisé de Réussite Éducative (PPRE) est un autre dispositif qui peut être sollicité auprès du chef d’établissement ou du directeur de l’école de l’enfant. Ce programme s’adresse aux élèves dont la maîtrise de certaines connaissances et compétences pénalise le bon déroulement des apprentissages. Enfin, la famille de l’enfant peut saisir la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) afin de mettre en place un Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS).
Il est important de bien choisir son dispositif !
Ces différents dispositifs offrent à l’enfant la possibilité de disposer d’aménagements, d’adaptations, d’outils et/ou stratégies de compensation. Seul le dispositif de la MDPH offre de réels droits à l’enfant. En effet, celui-ci s’appuie sur la loi du handicap de 2005 et permet à l’enfant de bénéficier d’aménagements, d’adaptations et/ou d’outils durant toute sa scolarité. C’est pourquoi, le choix du dispositif est crucial !
Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez consulter notre article sur les différents dispositifs éducatifs particuliers qu’il est possible de mettre en place pour les élèves à besoins spécifiques. Quoi qu’il en soit, il est primordial de consulter un professionnel de santé si vous suspectez un trouble des apprentissages chez votre enfant. Seul un professionnel de santé peut poser un diagnostic en vue de choisir le dispositif le plus adapté à la situation de l’enfant !
