La BMC Psychiatry a récemment publié une étude britannique concernant la présence d’individus avec TDA/H, ou trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, en milieu carcéral. Alors que le repérage de ces profils permet une meilleure compréhension ainsi qu’une meilleure prise en charge, ces derniers demeurent souvent ignorés. Ce constat rend primordial la mise en place d’une prévention, d’un diagnostic et d’un accompagnement systématique et adapté des détenus concernés.
Le TDA/H en milieu carcéral : mieux le repérer pour mieux l’accompagner
L’étude démontre que 25% des individus en milieu carcéral rencontrent des troubles du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H). C’est pourquoi, son repérage est absolument nécessaire. Ce diagnostic permet au personnel de proposer aux détenus un traitement adapté. Il permet aussi d’aller vers une meilleure compréhension du phénomène. Une intervention appropriée peut avoir un impact très positif sur les détenus mais aussi sur la société.
En effet, le TDA/H s’exprime souvent à travers des troubles du comportement. Il est associé à une criminalité juvénile importante et à de grandes chances de récidive. Il y a aussi un plus grand risque d’incarcération pour les individus présentant ce trouble. Cela pourrait notamment permettre d’éviter le risque de récidive. L’enjeu est donc véritable : il faut mettre au point de vraies approches de repérage et des stratégies d’action au sein-même des prisons.
Ce trouble peut pourtant faire l’objet d’un traitement approprié ! En effet, lorsqu’il est correctement diagnostiqué et pris en charge, l’individu contrôle mieux ses émotions, voit réduire son inattention, son hyperactivité ou son impulsivité. C’est pourquoi, l’étude démontre qu’il est essentiel de former des équipes pluri–disciplinaires à la reconnaissance et la prise en charge du TDA/H en milieu carcéral.
TDA/H : une nécessaire prévention
Une meilleure information au sujet de ce trouble est bénéfique. Elle est au coeur des méthodes de diagnostic et de prise en charge des individus souffrant de TDA/H en milieu carcéral. Elle propose notamment de former des équipes pluridisciplinaires à la reconnaissance du TDA/H en prison. Ainsi, cela passe par les médecins, les thérapeutes et les membres de l’équipe carcérale bien sûr, mais aussi le système de justice, les services sociaux et de nombreux autres acteurs de la société dans son ensemble.
En parallèle, il est aussi nécessaire de mieux informer les détenus eux-mêmes des bénéfices de cette prise en charge. En effet, l’étude explique que l’éducation et l’implication des individus favorise ses chances de réussite. Elle propose ainsi de questionner les détenus concernés au sujet de leur expérience : les effets de leur traitement, leurs ressentis etc. Il est également important de les informer sur leur trouble afin de favoriser leur propre compréhension d’eux-mêmes, de leurs symptômes, de leurs traitements et des bénéfices qu’ils peuvent en tirer.
Enfin, elle propose de fournir un meilleur soutien des détenus présentant un TDA/H. En effet, sur les plus jeunes comme sur leurs aînés, le besoin d’information est tout aussi important que celui de communication. Cette démarche de soutien entre dans le cadre d’un accompagnement sur le long terme de l’individu. En ce sens, il est important d’impliquer également les familles dans le processus. L’idée principale étant de proposer une action globale mais aussi humaine !
Le TDA/H : vers un accompagnement pluridisciplinaire
Finalement, l’étude propose non-seulement des pistes de réflexion mais également des solutions concrètes (méthodes de prise en charge, moyens de traitement et de médication…). Elle propose une réflexion multi-disciplinaire et la mise en place de soins coordonnés. Elle prône ainsi une action globale favorable à la compréhension par tous et pour tous de ces troubles. Il est essentiel de se diriger vers une meilleure compréhension des troubles. Cela permet de mieux diagnostiquer, prévenir et accompagner les individus.
Si vous souhaitez en savoir plus sur les détails de cette étude, vous pouvez la consulter en cliquant sur ce lien. Vous pouvez également consulter notre article sur le TDA/H en cliquant ici.