Le concret au service de l’abstrait

 

Depuis de nombreuses années, la mise en pratique du concret au service des apprentissages est initiée dans des pays qui caracolent en tête des meilleurs enseignements dans le monde.

Loin d’être un hasard, le concret permet de maîtriser plus facilement les connaissances.

En 2017, une étude révélait que 65% des Français étaient favorables à une approche plus concrète des mathématiques.

Tout le monde connait ces méthodes : compter sur des doigts, assembler des cubes ou compter un par un…

Mais le Ministère de l’éducation de Singapour a décidé d’aller plus loin et d’en faire un socle à développer.

 

La méthode de Singapour, le fleuron du concret au service des apprentissages

 

La méthode de Singapour existe depuis 1982. Elle a été révélée dans les années 2000, lorsque la cité-état a commencé à tutoyer le sommet du classement PISA. C’est un classement des performances des systèmes éducatif des pays membres de l’OCDE.

Depuis, de nombreux pays utilisent cette pédagogie concrète.

Cette méthode consiste tout d’abord à l’étude approfondie par l’explicite de notions telles que les additions, soustractions, multiplications etc.

 

« Concrète-Imagée-Abstraite »

 

L’essence même de la méthode de Singapour réside dans un cocktail intitulé « Concrète-Imagée-Abstraite ».

La première étape est le concret.

Les enfants manipulent des objets tels qu’un boulier chinois. Il leur permet de compter avec leurs mains. Le concret se retrouve donc au service des apprentissages.

Peu à peu, l’enjeu est de progresser vers l’étape semi-concrète.

Les objets sont remplacés par des images qui représentent les chiffres.

Une fois cette étape parfaitement maîtrisée, ils passent à l’abstrait. 

Les élèves ne travaillent plus qu’avec des chiffres et des symboles.

Ainsi, en trois temps, les élèves s’accaparent un univers à l’apparence complexe pour résoudre des problèmes.

Chaque notion est abordée dans les détails et nécessairement représentée dans le réel. C’est cela le concret au service des apprentissages !

Donc les enfants connaissent l’utilité des notions qu’ils acquièrent et pensent tel de vrais mathématiciens.

 

Agir et faire, les secrets pour maîtriser

 

Hélas, l’Éducation Nationale demeure encore sceptique. Et ce n’est pas faute d’avoir des faits devant eux.

Le rapport Torossian-Villany, publié en février 2018, insiste sur la mise en œuvre de mesures favorisant l’apprentissage des mathématiques par la manipulation, l’expérimentation, la verbalisation et l’abstraction.