La dyscalculie

La dyscalculie, quand les chiffres deviennent des maux

 

La dyscalculie… Un nom barbare pour un mal qui l’est tout autant et pourtant pris à la légère. Au nom éloquent, la dyscalculie n’est autre qu’un trouble de la numération aux lourdes conséquences sur la scolarité d’un enfant. Derrière les mauvaises notes à répétition de votre enfant se cache peut-être un trouble cognitif que l’on appelle la dyscalculie.

 

Aussi fréquent que la dyslexie, la dyscalculie fait partie de la famille des troubles des Dys. Il ne s’agit donc pas d’un retard mental mais d’une altération de la cognition mathématique. Un élève atteint de ce trouble a donc des difficultés à maîtriser les connaissances liées à tout l’univers des mathématiques. Fréquemment, elle s’associe à une dyslexie dysorthographique qui concerne les troubles de la lecture mais aussi à une dyspraxie.

 

Un handicap héréditaire

 

Pour expliquer les causes de ce handicap invisible, différents facteurs entre en compte. L’hérédité premièrement mais aussi des faiblesses au sujet des processus cognitifs généraux. Plus concrètement, on parle d’une capacité limitée à mémoriser le travail. Afin de poser un diagnostic, une équipe pluridisciplinaire peut se pencher sur le cas d’un élève en difficulté, tout comme un psychologue ou orthophoniste.

 

Des solutions pour minimiser la dyscalculie

 

Dès lors que le diagnostic est posé, il est nécessaire de pratiquer une rééducation orthophonique et d’apprivoiser les mathématiques d’une manière plus concrète, en l’imageant dans des situations de la vie quotidienne par exemple. À l’échelle des parents, il est possible d’agir pour aider votre enfant à se sortir d’un mal méconnu. Compter différents objets dans la maison, faire la somme des billets d’un portefeuille ou encore classer des objets par poids ou grandeur sont des actions simples à mettre en place et bénéfique pour l’avenir du bambin. Comme pour tous les Dys, il est primordial d’agir rapidement et de détecter le plus tôt possible la dyscalculie afin qu’elle ne devienne pas un handicap lourd pour l’avenir de l’élève.